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Le dromadaire

Découvrir le dromadaire

Tout ce que vous n’avez jamais osé demander sur le Camelus dromadarius

CAMÉLIUS DROMADARIUS

LE DROMADAIRE OU "CAMÉLUS DROMEDARIUS" EST UN MAMIFÈRE TERRESTRE RUMINANT DE LA FAMILLE DES CAMÉLIDÉS COMME LE CHAMEAU, LE LAMA, LA VIGOGNE, L'ALPAGA OU LE GUANACO.

LE DROMADAIRE OU "CAMÉLUS DROMEDARIUS" EST UN MAMIFÈRE TERRESTRE RUMINANT DE LA FAMILLE DES CAMÉLIDÉS COMME LE CHAMEAU, LE LAMA, LA VIGOGNE, L'ALPAGA OU LE GUANACO.

Le dromadaire appartient à la longue liste des animaux domestiques et a toujours été le fidèle compagnon et serviteur de l'homme. Il peut vivre jusque 25 ans et la gestation de la femelle dure 13 mois pour mettre au monde un petit chamelon, merveille de "technologie" adaptée à son milieu naturel, principalement des lieux désertiques et privés de ressouces naturelles comme la végétation ou l'eau essentielles à la vie de tout autre être vivant. C'est son physique avantageux (haut sur pattes) et sa physiologie unique (économe en eau et en nourriture) qui en font un animal particulièrement équipé pour résister aux fortes chaleurs et à la déshydratation.

Son pied plat et mou, fendu à deux doigts, est caractéristique de l'ordre des artiodactyles comme la chèvre ou la vache.

Le dromadaire pédagogique

Consultable à l’endroit comme à l’envers.

Tout ce que vous n’avez jamais osé demander sur le Camelus dromadarius. Le dromadaire pédagogique est un livre-objet indispensable pour les amoureux du désert et... des dromadaires. Scientifiques, éleveur traditionnel et méharistes se succèdent, dans cet ouvrage dépliant, lisible à l’endroit comme à l’envers, pour donner leurs points de vue et confier leurs souvenirs de voyages.

Si vous ne faîtes pas la différence entre le dromadaire et le chameau, Le dromadaire pédagogique est le livre qu’il vous faut. Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique (Cirad), qui en est à l’origine, a souhaité réaliser un ouvrage complet, mais d’abord facile. C’est pourquoi, en complément aux informations développées par les scientifiques, viennent s’ajouter les conseils de l’éleveur mauritanien Mohamed Aoutchiki Kriska et de deux méharistes de renom. Le livre est ainsi parsemé d’anecdotes contant les aventures de ces derniers, ce qui le rend d’autant plus agréable à lire.

Réalisé en accordéon, Le dromadaire pédagogique est consultable à l’endroit comme à l’envers. Lisez le à l’endroit et vous saurez ce qu’est un dromadaire ! A l’envers, vous apprendrez comment l’élever, ce qu’il produit, de quels maux il souffre et quelle est sa place dans la société. Ce parti pris de répartir les informations en cinq thèmes, dont un, très général, « Qu’est-ce que le dromadaire ? », amène parfois les auteurs à se répéter.

Rêveur et rancunier

Une faute mineure que l’originalité des renseignements récoltés comble facilement. Saviez-vous par exemple que le dromadaire est câlin, qu’il rêve et qu’il est rancunier ? « Un mâle dominant, maltraité par ses gardiens ou empêché de copuler au moment où il le souhaite, pour être mis de force au travail, manifeste parfois sa rancune un an après les faits (...) », explique Mohamed Aoutchiki Kriska. Il peut alors directement être amené à s’en prendre à son « tourmenteur ». Dans ce cas, poursuit l’éleveur mauritanien, « Un jugement coutumier est rendu après l’incident pour évaluer le partage des responsabilités entre l’homme et le dromadaire (...) ».

Vous apprendrez également que cet animal a été introduit définitivement en Afrique par le sud de la péninsule arabique, sous une forme domestiquée, il y a environ 5 000 ans. Une introduction récente, estime le Docteur Bernard Faye, comparé à la tentative manquée du dromadaire sauvage d’envahir le nord de l’Afrique, par le désert du Sinaï, voici deux à trois millions d’années. En Espagne, où 4 000 têtes étaient recensées en 1925, il était toujours possible de croiser un dromadaire en 1970, dans le delta de Guadalquivir.

Comme un chameau dans le désert

Mais la vraie terre d’accueil du Camelus dromadarius reste l’Afrique. 80% des 20 millions recensés dans le monde vivent sur le continent, précisément dans les zones les plus désertiques (Somalie, Soudan, Ethiopie...). La résistance à la chaleur du dromadaire est proverbiale. Alors que 15 à 30% des chèvres et moutons et 20 à 50 % des bovins meurent en cas de forte sécheresse, 95% des dromadaires survivent, selon des observations réalisées en Mauritanie. Ils peuvent rester en vie 8 à 10 jours sans manger et quelques mois en mangeant très peu, et peuvent se passer d’eau durant une semaine en saison sèche.

Le camélidé est également d’une aide indispensable pour son maître, puisqu’il est capable de détecter une source d’eau souterraine à près de 100 km de distance. Sa bosse contient entre 1 kg et 90 kg de graisse blanche. Un véritable réservoir d’énergie : « En cas d’urgence, un éleveur affamé et égaré prélève de la graisse sur un dromadaire vivant entravé, en faisant une incision avec un couteau pour la prélever », avant de refermer l’incision, explique le Dr Faye. « L’opéré s’en remet généralement », précise-t-il. Alors pour vos prochaines escapades dans les déserts africains, n’hésitez plus à préférer le dromadaire au 4X4.

Le dromadaire pédagogique, de Michel Launois, éditions du Cirad, collection « Les savoirs partagés »

Avis du spécialiste

Corin S.E., 201 Quel est le risque d’importer des dromadaires dans un pays qui n’en a pas ? (source camelides.fr)
Voilà une question que se posent sans doute tous les services vétérinaires des pays qui n’ont pas de dromadaires chez eux quand ils reçoivent une demande de la part d’un éleveur ou d’un autre citoyen qui veut se lancer dans l’aventure…. D’autant que l’exemple de l’Australie, envahie par plus d’un million de dromadaires qui commencent à peser sur l’environnement, ne rassure pas. Pas plus d’ailleurs que l’introduction de la trypanosomiase cameline en France suite à l’importation de dromadaires des Iles Canaries. Une récente publication fait état d’une évaluation quantitative du risque dans un pays voisin de l’Australie, à savoir la Nouvelle-Zélande. Voici, un pays qui sait ce que signifie l’introduction de nouvelles espèces, d’autant qu’avant l’arrivée des européens, comme en Australie, le nombre de mammifères était modeste et la venue des envahisseurs a grandement perturbé la faune mammalienne locale. Cela dit, la nouvelle Zélande n’étant pas dotée de désert à l’instar de son grand voisin, a priori les risques d’envahissement paraissent limités. Pourtant, suite à une demande d’importation faite en 2008 pour importer 16 chamelles pour le tourisme, des chercheurs se sont posés la question. Les risques évalués ont porté sur la santé publique (zoonose), la possibilité que la population importée devienne sauvage et entre en compétition avec la faune locale, et finalement devienne une « peste ». Chaque catégorie de risque a été soumise à une échelle de valeur (de pas dangereux à très dangereux). Les résultats montrent qu’il y a un faible risque pour la santé publique (bien que les récents doutes sur le rôle du dromadaire dans la transmission du nouveau coronavirus, très pathogène pour l’homme, peuvent moduler ce jugement depuis la parution de l’article). En revanche, le risque d’introduire une population ensauvagée comme en Australie est pris très au sérieux, bien que le risque qu’il devienne une « peste » s’avère modéré. De fait, il est peu probable que le dromadaire se plaise vraiment dans un climat tempéré humide comme celui de la Nouvelle-Zélande...
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Sa physiologie

Rabiha SEBOUSSI

Métabolisme du sélénium chez le dromadaire

Un résumé de la thèse du docteur Rabiha SEBOUSSI sur l'apport de sélénium pour les dromadaires.

Métabolisme du sélénium chez le dromadaire (Camelus dromedarius) SEBOUSSI, R. (2008) Thèse pour obtenir le grade de Docteur du Centre International d'Etudes Supérieures en Sciences Agronomiques (SupAgro) Montpellier (France); 283 p. Formation doctorale : Ecosystème Ecole doctorale : Systèmes Intégrés en Biologie, Agronomie, Géosciences, Hydrosciences et Environnement (SIBAGHE)

«Tout est toxique, rien n’est toxique, c’est la dose qui fait la différence.»    Paracelse

Le dromadaire, un pseudo ruminant adapté aux climats arides, dispose de particularités physiologique, biologique et métabolique qui lui confèrent une légendaire réputation à survivre dans les conditions extrêmes des milieux désertiques considérées restrictives pour les autres ruminants. Les besoins en minéraux chez le dromadaire, particulièrement en éléments traces tels que le sélénium, ne sont pas élucidés. La complémentation en sélénium chez cette espèce aux Emirats Arabes Unis est une pratique quotidienne soit par injection de formes pharmaceutique, mélange minéral commercial et ce pour faire face aux problèmes de cardiomyopathie souvent attribués à un déficit en sélénium. Cependant, cette complémentation est souvent anarchique et s’appuie sur les besoins estimés chez les bovins. L’importance croissante des implications du sélénium (Se) en nutrition animale nécessite pourtant d’approfondir son métabolisme (ingestion, dynamique de stockage-déstockage, excrétion) chez l’espèce cameline. D’après des études comparatives précédentes concernant les valeurs sériques du sélénium, il apparaît que le dromadaire exprime un comportement métabolique différent de celui de la vache, d’où la naissance du concept de notre présente étude qui consiste a explorer le métabolisme du sélénium (différents niveaux d’ingestion, distribution dans les organes, y compris les poils, excrétions urinaire, fécale et lactée) chez des dromadaires supplémentés avec du sélénium sous sa forme inorganique (sélénite de sodium). La concentration sérique du sélénium et l’activité enzymatique de la glutathion peroxydase (GSH-Px) comme indicateurs direct et indirect du statut en sélénium chez l’animal, ont été déterminés dans une série d’expérimentations tenant compte de différents états physiologiques de la chamelle (non gestante, gravide, mise bas et lactation), chez le chamelon nouveau-né et non-sevré, et chez des jeunes animaux supplémentés à des doses potentiellement toxiques (jusqu’à 16 mg de Se/jour). Parallèlement d’autres paramètres biochimique, hématologique, minéraux, ainsi que la vitamine E ont été aussi analysés pour étudier l’effet de la supplémentation en sélénium sur ces paramètres. Au total 5 expérimentations ont été menées permettant d’analyser: (i) les facteurs de variation (sexe, âge, race et état physiologique) de la teneur en sélénium chez des animaux non complémentés, (ii) l’effet d'une complémentation modérée (0, 2 et 4 mg/j) en sélénium sur le statut sélénique de chamelles non gestantes, non lactantes, (iii) l’effet d’une complémentation modérée en sélénium (0 et 2 mg/j) sur des chamelles en fin de gestation et en début de lactation ainsi que sur ses produits (chamelon jusqu’à 3 mois), (iv) l’effet de la supplémentation élevée en sélénium (2, 4 et 8 mg/j) sur le statut sélénique de chamelons de 2 ans, (v), la tolérance au sélénium de chamelons sevrés de 2 ans (8, 12 et 16 mg/j). Nous avons ainsi étudié la possibilité d’éviter la forme congénitale de myopathie en apportant du Se à la mère au dernier tiers de gestation, notamment pour une progéniture destinée à la course où le muscle cardiaque est facteur limitant. L’intoxication clinique a été rarement décrite chez le dromadaire, mais dans les travaux présentés ici, l’apport continu en Se s’est traduit par un tableau pathognomonique traduisant une sélénose de type chronique. L’ensemble de ces travaux a permis de proposer des recommandations pratiques de complémentation pour une espèce qui s’avère au final relativement sensible à un apport excessif à des teneurs plus faibles que chez les bovins. Le taux sérique de Se maximal été de 638.7 ng/ml chez les femelles gestantes avec une concentration de 273.2 ±48.0 ng/ml chez les nouveaux-nés, cependant une concentration de 302±94.60 ng/ml dans le colostrum et 167.1±97.3 ng/ml dans le lait ont été noté.

Mots-clés : Dromadaire, sélénium, GSH, Px, vitamine E, métabolisme, intoxication.

Je vous invite à en découvrir l'intégralité avec le lien  suivant http://camelides.cirad.fr/fr/science/pdf/these_seboussi.pdf

LA BIOMÉCANIQUE DES QUADRUPÈDES

"L'AMBLE". RACHEL SENAULT

Une très belle étude de Rachel Senault sur l'amble, allure latérale ou 4ème allure, utilisée par nombre de quadrupèdes. Une petite révolution dans le milieu ... Rachel SENAULT est ostéophate animalier et Vice-Présidente du festival Regard sur le Cinéma du Monde.

A découvrir en urgence. http://www.santeanimale.info/

http://www.biblioboutik-osteo4pattes.eu/IMG/pdf/biomecanique_quadrupedes_amble_SENAULT_04-13.pdf

Le dromadaire pédagogique

Cécile, Tyrki et Coralie de Dromasud vous présentent "le dromadaire extraordinaire"

Naissance d'un chamelon

L’EMBRYON DU DROMADAIRE

A-T-IL DEUX BOSSES ?

L'AVIS DU SPECIALISTE

Kinne J., Wani N.A., Wernery U., Peters J., Knospe C., 2010. Is there a two-humped stage in the embryonic development of the dromedary? , 39, 479-480 (source camelides.cirad.fr)

L’idée selon laquelle, le dromadaire serait un chameau de Bactriane ayant perdu une bosse au cours de sa lente migration vers l’Ouest s’appuyait notamment sur un argument embryologique selon lequel, l’embryon du dromadaire aurait deux bosses, l’une d’entre elle disparaissant au cours du développement fœtale, reproduisant en cela à l’échelle de l’histoire de l’embryon, celle de la phylogénétique du genre Camelus. Il est admis en effet, que le dromadaire à une bosse et le Bactriane à deux-bosses étaient issus d’un ancêtre commun qui avait deux bosses. Lors de son développement embryologique, le dromadaire en devenir ne faisait donc que reproduire le cheminement de ses ancêtres. Or, cette belle théorie vient d’être remise en cause par une récente publication. La théorie des deux bosses chez l’embryon du dromadaire faisait suite à l’observation de Lombardini en 1879 dans les Annales de l’Université de Toscane (n°259, p. 147-187) qui décrivait une seconde bosse réduite chez l’embryon mais régressant après le premier tiers de gestation et subsistant à l’état de structure rudimentaire chez le dromadaire adulte. Pour résoudre cette question persistante, une équipe d’anatomistes à Dubaï a disséqué 72 fétus et 16 chamelons âgés de quelques semaines. D’après leurs observations, contrairement au chameau de Bactriane, il n’a jamais été observé de seconde bosse, même rudimentaire chez le dromadaire.

Comme quoi la bosse porte bien des légendes depuis la croyance selon laquelle elle serait un organe de stockage de l’eau !!

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